Contes de Bahia

Morro de São Paulo, Quatrième plage, Bahia

Quatrième plage sur l’île Morro de São Paulo

A 2h en bateau rapide à partir  de Salvador et à 40 minutes de la ville de Valença, l'île de Morro de São Paulo, aux quatre plages aussi différentes les unes que les autres,  renferme des recoins  magiques aux allures encore sauvages et inexplorées. « Première plage,  Deuxième plage, Troisième plage… C’est ainsi que cela se passe à Morro : les plages ne portent plus de noms qui leur sont propres, mais sont qualifiées selon un ordre numérique ». Alors que la Première plage, la plus petite, reste la moins fréquentée, la Deuxième plage, avec sa large bande de sable, sa piscine naturelle et ses coraux, est la plus prisée et fait la joie des plongeurs en apnée. C’est aussi là que sont organisées les fêtes nocturnes, où il est (souvent) recommandé de goûter aux caipifrutas, type de caipirinha aux fruits exotiques (dans la série des caipirinhas brésiliennes). La Quatrième plage, semi déserte, est libérée à marée basse et est un lieu privilégié pour la promenade. Sur l’île, les voitures sont bien entendu interdites. De toute évidence, les rues principales, qui sont toutes recouvertes de sable, ne permettraient pas une circulation intensive.

Mardi 2 mai 2006

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Enfant plongeant dans les eaux calmes de Bonfim, Bahia, avril 2006

 

Salvador da Bahia : Premier épisode

Pour une citadine émerveillée qui d’abord découvre le Brésil au travers de l’agitation frénétique et l’activité d’affaire de São Paulo, le spectacle qu’offre la ville de Salvador est tout autre. Pour poser  illico le cadre du décor, rappelons brièvement que Bahia est l’un des 23 États qui composent le Brésil. Située au Nord du pays et faisant partie de la région Nordeste de par sa situation géographique, Bahia se différencie néanmoins de ses voisins côtiers par l’expression exacerbée des métissages et le poids de l’héritage africain qui l’animent.

Salvador est sans aucun doute un lieu de richesse historique dans la pure lignée de la tradition coloniale portugaise. Première capitale brésilienne, déchue de son rang politique et économique traditionnel au profit de villes aux allures plus conventionnelles et futuristes – Brasilia, nouveau cœur des décisions administratives depuis 1960  et São Paulo, capitale des banques et de la finance moderne, la ville s’est construit une identité touristique qui lui est propre en tirant profit de son patrimoine culturel et de ses spécificités.

Le quartier du Pelourinho, principal centre historique de la ville, regroupe l’ensemble des monuments de l’ancienne capitale. Entre les rues pavées et la pléiade étonnante d’auberges typiques ou de fortune qui proposent généralement des chambres de deux types différents, suites ou dortoirs collectifs, des groupes de touristes paraissent se chamailler tout au long des journées, gagnés par l’effervescence générale, ballottés entre le va-et-vient des marchands en tout genre, attristés ou non par les récriminations des enfants des favelas alentour. L’activité touristique paraît trouver un réconfort artificiel dans la diffusion des airs de Céline Dion, s’échappant au fil des heures depuis les jets éclairés de la fontaine voisine de la Praça da Sé.  Dans un pays où les clivages de classes sociales et les différentes sources de richesse côtoient sans ambages la pauvreté la plus extrême,  la présence généralisée d’uniformes de police, garante d’ordre et de sécurité improvisés, ne permet pas d’oublier que la beauté de Salvador  et les richesses du Brésil sont encore bien dépendantes d’un équilibre fragile.

Salvador n'en reste pas moins un lieu unique et étonnant à visiter. Et cela, les visiteurs du monde entier l'ont reconnu depuis longtemps.

Mercredi 26 avril 2006

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