Comment la bureaucratie brésilienne dévoile sa complexité au fil de comptes-rendus impertinents
Ouvrez-en une : il en ressortira une autre ! Encore et toujours, le corps étatique brésilien se plaît à dévoiler ses secrets au fil de démarches administratives pour le moins aléatoires, dans un méli-mélo de comptes-rendus insondables qui me paraît de plus en plus curieux. Après les premiers impératifs d’enregistrement et le dépôt de documents certifiés par un cartorio (notaire) au bâtiment de
la Police Fédérale dans le délai de 30 jours requis suivant mon arrivée sur le territoire, la visite à l’un des centres postaux fédéraux Correios, cela fait maintenant plus d’un mois, n’aura pas réussi à faire accélérer le processus d’émission du fameux numéro de CPF (Cadastro de Pessoa Física). Et pourtant, le délai d’attente moyen de trois mois n’en rend pas moins ce document essentiel. Le CPF, émis par le Ministère des Finances (Secretaria da Receita Federal), est en effet considéré comme un préalable, puisqu’il est non seulement requis pour toute démarche administrative, comme l’ouverture d’un compte en banque, mais fait aussi acte de document d’identité. Selon le courrier que j’ai reçu la semaine dernière, il faut maintenant que je comparaisse à une Unité de
la Recette Fédérale dans un délai de 2 mois, faute de quoi "ma non-comparution entraînera l’annulation pure et simple de ma sollicitation". Reste donc à trouver au plus vite où se situe l’Unité la plus proche dans l’attente du prochain document...
Publié dans : Quotidien brésilien
Samedi 22 avril 2006
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